| La législation haïtienne en vigueur, malgré vents et marées |
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| Samedi, 06 Février 2010 17:44 |
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Paul Denis a déploré que ces 10 américains aient tenté de quitter le pays avec 33 de ces enfants au mépris des lois haïtiennes. « Haïti est en difficulté pour le moment, mais cela ne veut pas dire que ses lois cessent d’être en vigueur », a soutenu le titulaire de la Justice, d’un ton ferme. Au terme d’une audition de plusieurs heures, jeudi, le Parquet de Port-au-Prince a transféré le dossier des 10 américains accusés de trafic d’enfants et d’association de malfaiteurs au cabinet d’instruction. « Ainsi en a décidé la justice ; le code pénal l’oblige », a réagi Me Edwin Coq, un des avocats des accusés qui a vainement plaidé pour leur mise en liberté provisoire au terme de l’audition. Un militant de droits humains, Jean Datius, a qualifié de démagogique le fait que les visages des accusés aient été dissimulés sous un tapis à leur entrée et sortie du tribunal. Jean Datius, déçu, a laissé entendre que la loi ne fait acception de personne : les mêmes traitements doivent être appliqués à tous. En visite à Port-au-Prince, vendredi, cette affaire a embarrassé l’envoyé spécial de l’Onu en Haïti, Bill Clinton qui a lâché : « Leur libération ne fait pas partie de mon mandat », tandis que sa femme, Hillary Clinton, secrétaire d’Etat américaine, a indiqué que les USA continueraient de fournir un soutien aux américains inculpés. Comments (0) |





