En manque de bayakou…

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En manque de bayakou…

Personne ne sait de quoi est faite la journée d’un vidangeur, mais chacun sait qu’il travaille la nuit à vider les fosses des latrines. Toutefois, il commence à travailler en plein soleil. Généralement, vers deux heures de l’après-midi, il dresse un état des lieux, puis creuse une fosse en fonction de la quantité d’excréments à évacuer.

Difficile de dénombrer ces professionnels parce qu’ils évoluent la nuit, loin du regard d’autrui. Pourtant, ce métier s’apprend. Il correspond aux professions liées à l’assainissement. Cependant, des vidangeurs interrogés confient n’avoir jamais été formés académiquement pour exercer leur métier. Aujourd’hui, certains d’entre eux disent ne plus pouvoir résister à la concurrence des compagnies offrant le même service sur le marché

Les vidangeurs, appelés chez nous bayakou, déplorent le fait qu’ils vendent un service de qualité au plus bas prix. Or, ils respirent à pleins poumons l’odeur désagréable des matières fécales…

Un vidangeur ne s’affiche pas. Il n’a pas un projet d’autopromotion pour mettre en valeur son expertise face à la publicité à outrance des compagnies d’assainissement. Certains bayakou, menacés par le vieillissement de leur métier, changent de profession. 

Nos bayakou disparaissent progressivement, mais la population haïtienne augmente et conséquemment nos besoins excrémentiels. Or, les compagnies de vidange privées opérant dans le pays sont en nombre réduit.

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