L’ONU exhorte la République dominicaine à ne pas expulser les apatrides

Share on facebook
Share on twitter
Share on linkedin
Share on whatsapp
Share on telegram
Share on facebook
Share on twitter
Share on linkedin
Share on whatsapp

L’ONU exhorte la République dominicaine à ne pas expulser les apatrides

La République dominicaine doit veiller à ce que les personnes dont la citoyenneté a été remise en question par une décision de la Cour constitutionnelle du pays en 2013 ne soient pas expulsées, a appelé vendredi le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).

« La décision de la Cour et le plan de régularisation ultérieur, qui a donné aux individus nés en République dominicaine jusqu’à la mi-juin pour régulariser leur statut, sont lourds de conséquences pour des dizaines de milliers de personnes », a expliqué un porte-parole du HCR, Adrian Edwards, lors d’une conférence de presse à Genève. « La plupart d’entre elles sont nées en République dominicaine et sont d’origine haïtienne », a-t-il ajouté.

« Sachant que la population apatride en République dominicaine est estimée à plus de 200.000 personnes, les conséquences de l’expulsion pourraient être dévastatrices », a mis en garde le porte-parole.

Le HCR s’est dit préoccupé par le respect des droits humains des personnes sous le coup d’une expulsion, qui risquent d’être déportées à Haïti, alors même qu’elles ne sont pas considérées comme des citoyens de ce pays.

« Cela aurait des conséquences graves pour tous ceux qui sont touchés et constituerait un sérieux revers pour les efforts mondiaux visant à mettre fin au problème de l’apatridie », a déclaré M. Edwards.

Il est de la plus haute importance, a-t-il poursuivi, que la République dominicaine prenne les mesures nécessaires pour empêcher toute expulsion des Dominicains apatrides et pour éviter de créer une nouvelle crise de réfugiés.

À cette fin, le HCR a offert son soutien aux autorités dominicaines pour identifier et enregistrer les individus concernés.

Alors que les autorités dominicaines ont annoncé qu’elles procéderont à l’évaluation de tous les individus menacés d’expulsion, le HCR a recommandé que, pour les personnes qui affirment être Dominicaines mais ne possèdent pas les documents requis, les autorités utilisent d’autres méthodes d’évaluation, telles que la connaissance de l’espagnol, « afin de déterminer de façon raisonnable si les gens sont susceptibles d’être nés et d’avoir vécu toute leur vie en République dominicaine ».

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A lire aussi...