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A Martelly de se débrouiller pour réaliser les élections

Des parlementaires s’offusquent que le chef de l’Etat haïtien ait demandé à l’OEA de dépêcher une mission technique pour évaluer la faisabilité des élections.

Il ne suffit pas de vouloir réaliser des élections, encore faut-il que cela soit faisable. Et, c’est bien à l’OEA d’apprendre au président de la République si les élections sont faisables dans ce pays démocratique.

Le représentant de la circonscription Torbeck/Chantal à la chambre basse juge impérative la tenue des élections, cette année, pour le renouvellement du tiers du sénat et des collectivités territoriales. Le député Guy Gérard Georges déplore l’attitude du chef de l’Exécutif ayant sollicité une évaluation de l’OEA avant les élections. Le parlementaire dit croire qu’il revient à l’Exécutif de se débrouiller pour organiser les élections afin d’éviter au pays un vide institutionnel.

Le sénateur Jean-Baptiste Bien-Aimé se sent profondément touché et indigné du comportement du chef de l’Etat haïtien demandant une mission de l’OEA pour évaluer la faisabilité des élections en Haïti.

Il revient au Collège transitoire du Conseil électoral permanent (CTCEP) de déterminer si les élections sont possibles, affirme le parlementaire qui plaide en faveur d’une concertation entre les différents acteurs concernés. Jean-Baptiste Bien-Aimé dit ne pas accorder foi en la bonne volonté des agences internationales.

Le député Johnson Dieujuste abonde dans le même sens quant au comportement du chef de l’Etat haïtien. Vu que Michel Martelly a demandé à l’OEA de dépêcher une mission d’évaluation, c’est signe qu’il ne veut pas réaliser les élections, laisse entendre le parlementaire.

La demande de Michel Martelly a été vite exaucée. L’OEA dira bientôt à l’Exécutif si les élections sont possibles.

Entre-temps, le président du CTCEP, qui a dit être dans les limites de son mandat, doit attendre le verdict de l’OEA. Les sénateurs, dont la durée du mandat est ajustée, devront attendre aussi la sentence des missionnaires de l’OEA.

Des citoyens, qui évitent de faire au président de la République un procès d’intention, peuvent déclarer que la démarche du président est dilatoire, car nous nous approchons de l’échéance fixée pour la tenue des élections.

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