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Société

Choléra en Haïti: la responsabilité de l’ONU confirmée par une étude de Yale

La responsabilité de l’ONU dans l’épidémie de choléra a été une nouvelle fois montrée dans un rapport publié le 6 août 2013.

 

Des chercheurs de l’université de Yale viennent étayer les recherches menées par une équipe d’épidémiologistes et de médecins en 2011. Une polémique de plus qui vient remettre en cause la gestion de l’aide internationale sur ce territoire d’à peine dix millions d’habitants.

Les troupes des Casques bleus, qui sont intervenues en octobre 2010, s’étaient installées à une centaine de kilomètres au nord de Port-au-Prince. Les conditions sanitaires déplorables du campement ont entraîné le déversement de déchets humains dans les affluents du fleuve Artibonite. Une source d’eau pour la majorité des Haïtiens.

Or, certains Casques bleus étaient infectés par le choléra qui s’est répandu dans le pays. De graves accusations face auxquelles l’ONU reste discrète, ce qui constitue “un viol du droit international”, selon les chercheurs de l’Université américaine. Ces derniers appellent l’organisation à soutenir les victimes et présenter des excuses.

Le choléra a déjà causé la mort de plus de 8000 personnes et rendu malades 800.000 Haïtiens. D’après les chercheurs le virus pourrait tuer pendant encore une dizaine d’années en raison du “manque d’efforts mis en place pour combattre la maladie”.

Les conclusions de la recherche de l‘Université Yale:

1- L’épidémie de choléra en Haïti est directement attribuable aux soldats de la MINUSTAH et l’infrastructure inadéquate des déchets dans leur base de Méyè.

2- Le refus de l’ONU de créer une commission d’indemnisation pour les victimes de l’épidémie, ce qui viole son obligation contractuelle en Haïti en vertu du droit international.

3- En introduisant le choléra en Haïti et en refusant toute forme de recours aux victimes de l’épidémie, l’ONU n’a pas respecté ses obligations en vertu du droit international des droits humains.

4- Le fait d’avoir introduit le choléra en Haïti et le refus d’accepter la responsabilité de le faire a violé les principes de l’aide humanitaire internationale.

Notons que les autorités de la MINUSTAH en Haïti ont toujours vigoureusement rejeté toute responsabilité dans l’apparition du choléra dans le pays.

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