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Culture et loisirs

Exploitation des infrastructures cinématographiques par des réalisateurs haïtiens dans la diaspora

Arnold Antonin

Les réalisateurs haïtiens évoluant dans la diaspora parviennent-ils à vendre le cinéma haïtien en exploitant les infrastructures cinématographiques des pays où ils se trouvent ? C’est la question que la section culturelle de Signal a posée au cinéaste Arnold Antonin. Sa réponse est surprenante…

Toupie/Signal Fm : Comment nos réalisateurs de films évoluant dans la diaspora peuvent-ils exploiter les infrastructures cinématographiques des pays où ils se trouvent pour vendre le cinéma haïtien ? 

Arnold Antonin : A part de rares réalisateurs haïtiens qui se sont imposés dans la diaspora, les autres réalisent leurs films de façon artisanale et les projettent uniquement pour le public haïtien. Leurs œuvres cinématographiques ne sont ni projetées en salle, ni diffusées par la télévision fédérale.

Toupie/Signal Fm : Pourquoi?

Arnold Antonin : Ils ne sont pas insérés dans les structures de production et de distribution de ces pays. Je ne crois même pas qu’ils aspirent à une projection de leurs œuvres dans des salles de cinéma.  Ils sont convaincus que leurs œuvres sont destinées à un certain public haïtien. C’est une production plutôt faible eu égard au contenu. Ce sont presque toujours des histoires remplies  de lieux communs. Du point de vue formel aussi, ils n’ont aucune créativité ; et sur le plan technique, la qualité n’est pas au rendez-vous.

Toupie/Signal Fm : Donc, selon vous, les films haïtiens produits à l’étranger n’atteignent pas un niveau standard ?

Arnold Antonin : Normalement, on ne peut pas parler de standard puisqu’il n’y a pas un format universel. Il existe plein de cinéastes, que ce soit en France ou aux Etats-Unis, qui font leurs films et ils sont acceptés par des distributeurs étrangers. Mais pour d’autres, l’ambition n’est pas de produire pour le public américain, canadien ou européen. Ils réalisent des films tout simplement parce qu’ils savent que les gens de la diaspora sont disposés à les acheter. Des africains et antillais font pareil…

Propos recueillis par Darline Gérard

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