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Le conseil exécutif de l’UEH expulse les étudiants qui ont occupé le rectorat

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Tous les étudiants indexés d’avoir occupé les locaux du rectorat et de la Direction des études post-graduées, pendant 6 mois (février- juillet 2016), viennent de perdre leur statut à l’Université d’État d’Haïti. En plus, ils sont interdits d’accès aux espaces de l’institution universitaire, et sont désormais privés de certains autres privilèges, selon la dernière circulaire du conseil exécutif de l’UEH, en date du 14 novembre 2016.

Le conseil exécutif piloté par le professeur Fritz Deshommes décide de sanctionner les étudiants ayant occupé les immeubles de l’UEH au début de l’année 2016. « John Andy W. Antoine, Christéla Casimir, Frantz Guy Célestin, Maika Ruth Charles, Esther Clergé, Pierre Walkens Clérisné, alias Ti Pyè, Jean Gardy Clervil, Herwens Désir, Sodwin Dormélus, Jean John Rock Gourgueder, Fritz Honneur, Samuel Morancy, Wedly Mozeau, Bachelard Noël, Walner Osna Jacques Steven Prioli, Luder Providence, Mackenzie Toussaint Saint-Gilles, Schill Péguy Sully» sont les personnes dont le « statut d’étudiants à l’UEH » semble désormais avoir été enlevé par le conseil directoire de l’Université d’Etat d’Haïti.

Non seulement ils sont interdits d’accès aux différents espaces de l’institution universitaire (rectorat, Écoles et Instituts de l’UEH), ces gens-là, nommément indexés, n’auront droit à « aucun diplôme, ni attestation, relevé de notes, certificat » au cours des cinq prochaines années, d’après la circulaire. En outre, le conseil exécutif, entend communiquer ses décisions à tous les « centres et établissements d’enseignement supérieur, universités et apparentés, partenaires de l’UEH, en Haïti et à l’étranger, pour les suites utiles ». « Les décanats, les directions, la communauté de l’UEH, les instances compétentes de l’État et la société haïtienne sont invités à prêter main-forte à l’observance de ces mesures », peut-on lire dans cette adresse à la communauté universitaire, avant d’annoncer une enquête pour identifier les autres acteurs et complices des « forfaits susmentionnés », en vue d’adopter les mesures que les circonstances exigent pour la « sauvegarde du bien commun ».

Plusieurs arguments ont été avancés par le conseil pour justifier ses dernières décisions à l’encontre des ex-occupants des locaux de l’UEH. En effet, le juge de paix et le huissier placés sur le dossier avaient soumis les rapports du déguerpissement en date du 29 juillet 2016, avec les inventaires judiciairesdressés <#80107196> au rectorat et à la direction des études postgraduées (DEP), du 1er au 2 août. « De graves actes de vandalisme et profanation » accomplis par les occupants et leurs « complices externes » ont été mentionnés par le conseil exécutif estimant que de tels comportements n’ont rien avoir avec une « quelconque revendication académique ou syndicale ». Outre les rapports judiciaires, les procès-verbaux administratifs des différentes directions et unités du rectorat et de la DEP ont fait mention « de pertes énormes, de vols de biens publics et privés, de destruction d’archives et de documents académiques, administratifs et financiers ».

Aussi, informe la circulaire, « près de 200 professeurs, fonctionnaires et employés de l’UEH n’ont pas encore pu recevoir leurs chèques de salaire (totalisant plus de quatre millions de gourdes) du mois de janvier 2016. Ces chèques, selon la circulaire du conseil, ont été subtilisés pendant l’occupation du rectorat. Toutefois, environ plus d’une douzaine de ces chèques ont été encaissés pour un montant dépassant un demi-million de gourdes. (Lettre BRH Réf. : DCR-GH/2016-2017 #25 en date du 26 octobre 2016).

Plus loin, le conseil exécutif de l’UEH croit que l’occupation du rectorat et de la DEP « s’est plutôt révélée, entre autres, comme un moyen d’accaparer des biens de l’État, de l’Université et de fonctionnaires et employés de l’UEH ». Pour les membres du CE, les occupants illégaux des immeubles de l’institution, par leurs actes de violence, d’agression, de menaces, ont causé des « torts matériels et moraux » à l’UEH, à sa communauté et ses usagers, d’après cette lettre paraphée par le recteur Fritz Deshommes, mentionnant les incidents perpétrés par les étudiants protestataires contre d’autres étudiants, des professeurs, des membres du personnel administratif, mais surtout des postulants durant l’organisation du concours de l’INAGHEI ( 8 et 13 septembre 2016), de la Faculté de droit et des sciences économiques (22 septembre), de la Faculté d’Ethnologie (22-26 août) et de l’École normale supérieure (25 août).

Selon la circulaire, les décisions du conseil exécutif sont prises en fonction des recommandations formelles du Conseil de l’Université (CE), dont la majorité des membres réclamaient le renvoi des « casseurs » de l’UEH. Cette position du CU avait été exprimée le 29 septembre 2016, lors d’une session extraordinaire et confirmée au cours d’une session ordinaire du 21 au 23 octobre 2016. « Les étudiants identifiés comme casseurs, spoliateurs et vandales doivent être sanctionnés. Cette sanction administrative doit être proportionnelle à la gravité de leur forfait », rapporte le conseil exécutif qui laisse croire que ces rudes mesures sont adoptées afin de « sauvegarder le statut constitutionnel d’indépendance et d’autonomie de l’UEH et son fonctionnement démocratique, de maintenir une atmosphère de sérénité, d’apaisement et de sécurité ».

Cette décision du Conseil exécutif de l’UEH survient deux semaines après l’agression dont aurait été victime le professeur Hérold Toussaint, vice-recteur aux Affaires académiques, le samedi 29 octobre 2016 à la Faculté des sciences humaines.

Source : Nouvelliste

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