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Société

Guyane : la fin du moratoire sur les expulsions des haïtiens se précise

L’Association de Soutien aux Familles des Malades et de Formation (ASFMF), le Réseau éducation sans frontière, Soutien sans frontière, entre autres associations basées en Guyane; et le Groupe d’appui des rapatriés et refugiés (GARR) organisation évoluant en Haiti et en République Dominicaine, montent au créneau pour dénoncer une décision des autorités françaises de déplacer plusieurs haïtiens au centre de rétention de Guyane en vue de leur prochain refoulement. Alarmées par cette disposition, ces organisations réclament, dans une note publiée le 8 avril dernier, l’arrêt de toute expulsion vers Haïti et le maintien du moratoire.

 

« Nous, associations signataires de cette note, sommes alarmées de cette nouvelle prise de position alors même que la situation en Haïti ne s’est pas améliorée. Nous continuons de réclamer l’arrêt total des éloignements vers Haïti et son respect par l’ensemble des préfets », écrivent-elles.

« Plus de trois ans après le séisme, Haïti continue de gérer douloureusement les effets catastrophiques de cette tragédie et les récents rapports sur l’état des droits de la personne en Haïti confirment que ce pays reste dans une situation catastrophique », ajoutent les associations signataires.

« En plus d’un contexte général très dégradé, Haïti fait aujourd’hui face à la menace d’une crise alimentaire. Dans ces conditions, il ne nous apparaît pas concevable que des expulsions puissent reprendre », s’inquiètent-elles mettant en doute la garantie d’une étude préalable et individuelle de la situation des personnes expulsées, mise en avant par le ministre français de l’intérieur. 

« Cette même garantie avait été posée préalablement à la reprise des expulsions vers Haïti depuis les Antilles françaises. Pourtant, depuis la Guadeloupe de nombreux pères de famille, personnes âgées et malades ont été expulsés vers Haïti. Ce précédent laisse craindre qu’en Guyane également les autorités françaises expulsent des personnes vulnérables et protégées de ces mesures d’éloignement par le droit français. De fait, plusieurs des personnes actuellement en attente d’être expulsées font état d’une situation qui devraient légalement leur permettre de demeurer sur le territoire français », lit-on dans la note de protestation. 

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