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Coopération

Haiti n’attire pas les investisseurs étrangers

Michel Martelly

Haiti n’attire pas les investisseurs étrangers

Voilà bientôt deux ans depuis que le président Michel Martelly tente de convaincre d’importants hommes et femmes d’affaires à implanter leurs entreprises en Haiti. Les investisseurs ciblés se montrent plutôt prudents quant à la situation générale du pays. Ils attendent que toutes les conditions nécessaires soient réunies pour se manifester.

La 24e session de la Conférence des pays de la CARICOM, qui s’est déroulée à Pétion-ville les 18 et 19 février 2013, a relancé le débat sur les faiblesses structurelles et juridiques à la base des réticences des investisseurs à venir brasser leur argent en Haiti. Le nouveau patron de la Minustah, Nigel Fisher, l’a dit haut et fort : « Haiti n’est pas encore prête pour l’investissement », comme le prétendent les deux chefs de l’exécutif Michel Martelly et Laurent Lamothe.

« Haiti is not open for business», estime le responsable de l’Initiative de la société civile reconnaissant, toutefois, que des efforts se déploient actuellement en vue de projeter à l’extérieur une meilleure image d’Haiti. « Cela ne suffit pas », de l’avis du professeur Rosny Desroches qui suggère au gouvernement de mettre l’emphase tout d’abord sur les problèmes de sécurité. « Jusqu’ici, dans la région métropolitaine de Port-au-Prince, il y a des zones qui échappent au contrôle des forces de l’ordre et sont difficiles d’accès. La présence policière doit être renforcée sur l’ensemble du territoire nationale », déclare M. Desroches qui se prononce également en faveur de l’établissement d’une police communale qui serait déployée dans les zones les plus reculées du pays, ce qui pourrait, selon lui, rassurer les investisseurs qui seraient intéressés par les sections rurales.

Sur le plan énergétique, le responsable de l’ISC déplore le fait que ce secteur est très mal géré. Pour cause, l’approvisionnement du courant électrique se fait de manière irrégulière alors que le coût du kilowatt/heure est exorbitant comparativement aux autres pays de la région. « Les investisseurs ne sont jamais attirés par le blackout encore moins par des villes insalubres », fait remarquer Rosny Desroches souhaitant une meilleure gestion des déchets solides qui envahissent quotidiennement les rues déjà encombrées par des taxi-moto et des tap-tap stationnés à chaque carrefour.

Des garantis doivent être également donnés aux investisseurs qu’ils bénéficieront d’une justice équitable en cas de conflit et qu’ils ne seront pas victimes d’une concurrence déloyale. « Des investisseurs locaux se plaignent de cette tendance affichée par certains secteurs à vouloir occuper toutes les sphères du marché haïtien», dénonce le professeur Rosny Desroches.  

CR//

 

 

 

 

 

 

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