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Justice

Haïti-RD : Le Garr souhaite des mesures adéquates pour garantir les droits des enfants rapatriés

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Le Groupe d’appui aux rapatriés et réfugiés (Garr) appelle les autorités haïtiennes à exiger de l’État dominicain des mesures adéquates qui puissent garantir les droits des enfants rapatriés, dans une note en date du jeudi 12 mai 2016.

Des mineurs (es) non accompagnés ont été rapatriés en Haïti en dehors des normes internationales par des autorités dominicaines, rapporte le Garr soulignant que ces mineurs vivent des expériences migratoires qui affectent leur vie.

Une adolescente de 16 ans dénommée Jolanda, enceinte d’environ neuf mois, a été rapatriée en Haïti en mars 2016 par les autorités dominicaines au moment où elle s’apprêtait à se rendre dans un centre de santé, en République Dominicaine.

Rapatriée au point frontalier « Lokarè », localité de Thomonde, commune frontalière du Plateau Central, l’adolescente a été accueillie par des agents qui font le monitoring dans la zone où il n’existe aucun dispositif d’accueil, comme c’est le cas dans tous les points frontaliers non officiels.

L’adolescente qui a bénéficié de l’hospitalité d’une femme dans la zone, a mis au monde son bébé, quelques jours après son arrivée.

La jeune maman doit maintenant faire face aux obligations de son nourrisson âgé maintenant d’un mois et demi, déplore le Garr.

La rapatriée qui est orpheline de mère et père avait été placée dans un orphelinat en territoire dominicain depuis l’âge de huit (8) ans, indique l’institution citant les témoignages de l’adolescente.

Elle aurait été enceinte d’un jeune dominicain qui aurait refusé d’assumer sa responsabilité de géniteur.

« Comme beaucoup de mineurs rapatriés, Jolanda ne dispose pas de documents d’identité, rien qui pourrait compléter et même justifier ses déclarations », poursuit le Garr.

Les mineurs non accompagnés rapatriés et accueillis au centre de prise en charge de l’institution ont grand besoin d’accompagnement, selon Gervely Thenéus, officier de projet au Garr.

Il explique que la situation peut devenir plus délicate lorsque l’enfant est victime d’emprisonnement, de violence physique et psychologique au cours de son rapatriement.

Il s’agit d’une situation extrême qui porte atteinte à l’intégrité morale de l’enfant et qui aura sans doute des impacts sur son développement psychosocial, prévient-il.

Des rapatriés mineurs sont incarcérés pendant des jours et, comme les adultes, n’ont pas accès à la nourriture, condamne-t-il.

Lors des opérations de rapatriement, les mineurs ont reçu presque les mêmes traitements que les adultes.

De septembre 2015 à avril 2016, le Garr accueilli 162 mineurs non accompagnés à son centre de prise en charge, dont 49 d’entre eux ont déclaré avoir passé entre 1 à 3 jours en prison.

Certains de ces mineurs ont été réunifiés dans plusieurs départements du pays notamment le Plateau Central, le Nord, la Grand’Anse et le Nord-Ouest grâce à l’assistance fournie par l’organisation, en étroite collaboration avec l’Institut de bien-être social et de recherche (Ibesr).

Source :Alterpresse

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