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Société

L’ONU exhorte la République dominicaine à ne pas expulser les apatrides

La République dominicaine doit veiller à ce que les personnes dont la citoyenneté a été remise en question par une décision de la Cour constitutionnelle du pays en 2013 ne soient pas expulsées, a appelé vendredi le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).

« La décision de la Cour et le plan de régularisation ultérieur, qui a donné aux individus nés en République dominicaine jusqu’à la mi-juin pour régulariser leur statut, sont lourds de conséquences pour des dizaines de milliers de personnes », a expliqué un porte-parole du HCR, Adrian Edwards, lors d’une conférence de presse à Genève. « La plupart d’entre elles sont nées en République dominicaine et sont d’origine haïtienne », a-t-il ajouté.

« Sachant que la population apatride en République dominicaine est estimée à plus de 200.000 personnes, les conséquences de l’expulsion pourraient être dévastatrices », a mis en garde le porte-parole.

Le HCR s’est dit préoccupé par le respect des droits humains des personnes sous le coup d’une expulsion, qui risquent d’être déportées à Haïti, alors même qu’elles ne sont pas considérées comme des citoyens de ce pays.

« Cela aurait des conséquences graves pour tous ceux qui sont touchés et constituerait un sérieux revers pour les efforts mondiaux visant à mettre fin au problème de l’apatridie », a déclaré M. Edwards.

Il est de la plus haute importance, a-t-il poursuivi, que la République dominicaine prenne les mesures nécessaires pour empêcher toute expulsion des Dominicains apatrides et pour éviter de créer une nouvelle crise de réfugiés.

À cette fin, le HCR a offert son soutien aux autorités dominicaines pour identifier et enregistrer les individus concernés.

Alors que les autorités dominicaines ont annoncé qu’elles procéderont à l’évaluation de tous les individus menacés d’expulsion, le HCR a recommandé que, pour les personnes qui affirment être Dominicaines mais ne possèdent pas les documents requis, les autorités utilisent d’autres méthodes d’évaluation, telles que la connaissance de l’espagnol, « afin de déterminer de façon raisonnable si les gens sont susceptibles d’être nés et d’avoir vécu toute leur vie en République dominicaine ».

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