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Décès

Le couple Dorsainvil inhumé, ses proches exigent justice

Les funérailles du coordonnateur de la Plateforme des organisations de défense des droits humains (POHDH), Daniel Dorsainvil, et de sa femme Girldy Larêche ont lieu samedi en l’Église Saint-Louis Roi de France, en présence de beaucoup de personnalités de l’opposition et des organismes des droits de l’homme. C’était l’occasion pour les proches des victimes d’attirer l’attention des autorités compétentes sur la nécessité de mener une enquête sérieuse pour démasquer les assassins.

Ils étaient venus nombreux rendre un dernier hommage au couple Dorsainvil, tombé sous des balles assassines, le 8 février 2014, à Port-au-Prince. C’est le révérend Laurent Pierre, cousin de Daniel Dorsainvil, qui dirigeait la cérémonie.

Dans son homélie, le prêtre a rappelé que seul Dieu a le pouvoir d’ôter la vie. Olrich Saint-Louis, dans une sorte d’oraison funèbre, n’y est pas allé par quatre chemins : l’enquête sur le crime du 8 février doit aboutir, a-t-il exigé. L’Etat a pour responsabilité de réunir les conditions pour que justice soit faite. Par ailleurs, le secrétaire général du Mouvement Patriotique Démocratique Populaire (MPDP) a appelé à l’éradication du banditisme en Haïti. Deux anciennes collègues de Girldy Larêche, à l’Hôpital de l’Université d’Etat d’Haïti et à celui de Médecins Sans Frontières, ont présenté la défunte comme une personne dévouée et aimable. Qui sait si Mme. Larêche n’avait pas, dans l’exercice de sa profession d’infirmière, n’avait pas  soigné son assassin ?, s’interrogent-elles.

Le député Ackluche Louis-Jeune, qui assistait aux funérailles, a profité de l’occasion pour s’en prendre une nouvelle fois au secrétaire d’Etat à la sécurité publique, Réginald Delva, qui avait compris que les bandits ne visaient que le fruit d’une transaction bancaire que le couple serait venu de réaliser. Pour l’élu de Dame-Marie, M. Delva estimait normal que quelqu’un qui revient de la banque soit tué.

Pour sa part, Anthonal Mortimé se déclare sceptique par rapport aux arrestations annoncées par la police et à l’analyse balistique qui suivra l’autopsie des corps. Le directeur exécutif de la Plateforme des Organisations Haïtiennes des Droits Humains (POHDH) se dit persuadé que le crime est politique. Il tient à ce que l’enquête aboutisse et que les vrais assassins soient identifiés.

GD

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