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Politique

Haïti: la communauté internationale s’inquiète du vide du pouvoir

La communauté internationale s’est inquiétée aujourd’hui de la crise politique en Haïti, qui risque un vide du pouvoir, et a appelé à trouver une solution qui “facilite le retour à l’ordre constitutionnel”.

Le “Core Group” (qui réunit les représentants en Haïti des Nations unies, de l’Organisation des Etats américains et les principales ambassades étrangères) “demande à l’Assemblée nationale d’agir et de parvenir à une solution qui évite un vide institutionnel et facilite le retour à l’ordre constitutionnel par la tenue d’élections sans délais”, selon un communiqué aujourd’hui.

Députés et sénateurs haïtiens devaient se réunir hier en Assemblée nationale pour débattre du devenir du pouvoir présidentiel. Mais la séance ne s’est pas tenue et le bureau du Parlement a seulement constaté la fin du mandat du chef d’Etat par intérim.

Les Etats-Unis, qui gardent toujours un œil attentif sur la crise politique de leur voisin haïtien, ont “exhorté le Parlement à prendre les mesures adéquates”.

“Des solutions politiques provisoires ne remplacent pas le besoin pressant d’avoir un président élu démocratiquement en Haïti”, a souligné le porte-parole du département d’Etat John Kirby.

Le président provisoire Jocelerme Privert avait été élu par le Parlement le 14 février, pour un mandat limité à 120 jours, afin de combler la vacance du pouvoir héritée du départ sans successeur élu de l’ancien président Michel Martelly.

Le pays est plongé dans une crise politique profonde depuis la tenue du premier tour du scrutin présidentiel le 25 octobre dernier. Les résultats du vote avaient été largement contestés par l’opposition qui avait condamné un “coup d’Etat électoral” au profit de Michel Martelly.

Le candidat du parti au pouvoir PHTK (Parti haïtien Tet kale) Jovenel Moïse avait recueilli 32,76% des voix contre 25,29% pour Jude Célestin.

Face aux contestations de l’opposition de l’époque et après le rapport de la commission d’évaluation électorale, concluant que le scrutin avait été émaillé de “fraudes massives”, les autorités ont décidé d’annuler le vote et de reprendre à zéro l’élection présidentielle.

Pour choisir leur prochain chef d’Etat, les plus de six millions d’électeurs haïtiens sont donc à nouveau appelés aux urnes les 9 octobre et 8 janvier prochains.

Cette annulation du scrutin a suscité des réactions sévères de la communauté internationale qui s’est surtout inquiétée du coût que va représenter la réorganisation du vote pour la fragile économie du pays le plus pauvre de la Caraïbe. Le budget des élections avortées de 2015 avait été largement financé grâce à l’aide des pays étrangers.

L’Union européenne a d’ores et déjà décidé de retirer ses équipes d’observateurs électoraux d’Haïti.

Dans ce contexte d’incertitude propice à l’insécurité, le “Core Group” incite la classe politique au dialogue: il demande “instamment à tous les acteurs, les partis politiques, les candidats et leurs partisans et à tout autre groupe de maintenir le calme et de refuser tout recours à la violence”, conclut le communiqué.

 

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